Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /Déc /2009 02:17

afficheCe jeudi 10 décembre à 18h30, l'AECAL, Survie, la FSE, les étudiants du NPA, VP et SUD-Etudiant Lyon organisent sur les Quais une conférence-débat sur la situation en Guinée et le rôle de la France dans ce pays.

Voici le texte d'invitation à cet évènement.

"En Guinée, lundi 28 septembre, lors d'un rassemblement de l'opposition dans le plus grand stade de Conakry contre l'éventuelle candidature du chef de la junte à la présidentielle de janvier 2010, ce dernier répondait par une répression sanglante. L'armée tire sans somation sur la foule. Des femmes ont été violées, les opposants tabassés, la population lynchée. Selon les témoignages, on compte plus de 150 morts et des milliers de blessés. 

Dadis Camara qui affirmait vouloir, après son coup d'Etat militaire en décembre 2008 suite à la mort du président-dictateur Lasana Conté, en finir avec la corruption, les trafics de drogues, les enrichissement illégaux et donner le pouvoir aux civils en organisant des élections auxquelles il ne se présenterait pas, semble avoir changé d'avis.

Sous la pression des pays impérialistes et face à l'atrocité des faits, les gouvernants français et parmi eux Kouchner, le poète de la diplomatie française, font aujourd’hui mine de découvrir la véritable nature de la junte au pouvoir en Guinée.

Pourtant, depuis le coup d’État qui a porté Moussa Dadis Camara et sa clique au pouvoir, les représentants de l’ancienne puissance coloniale n’ont cessé de soutenir la junte. Comme la diplomatie française avait fait preuve d'une extrême tolérance à l'égard des multiples exactions des régimes guinéens depuis plusieurs décennies et notamment lors des derniers mouvements sociaux de 2006 et 2007.

En réalité, l'Etat Français et les entreprises françaises qu'elle défend ont une très grande part de responsabilité dans la crise politique que traverse ce pays, comme ils sont responsables de l'extrême misère dans laquelle se trouve une très grande partie de la population Guinéenne.  En effet, depuis l'indépendance de la Guinée et malgré le conflit entre Sekou Touré et de Gaulle, la France entretient des relations diplomatiques et économiques avec les dictateurs Guinéens, de ce dernier jusqu'à Camara, en passant par Lasana Conté. Les différents gouvernements français ont constamment protégé les profits des trusts français présents dans ce pays, en soutenant politiquement et militairement ces trois dictateurs et leur armée (depuis 2007 il existe une coopération militaire française de 2 millions d'euros par an). Aujourd'hui, au total, on ne compte pas moins de soixante-dix groupes français qui participent au pillage des richesses du pays (entre autres, Total, BNP Paribas, Société Générale, AXA, Accor, Vinci, Sogea, Adp, Alcatel, Orange, Technip, groupe Bolloré). Voilà ce qui explique que la France ait été le premier pays occidental à reconnaître la nouvelle junte au pouvoir. De plus, les intérêts économiques en jeu sont tellement importants qu'un projet de loi concernant exclusivement les rapports entre la France et la République de Guinée est en cours de discussion au Parlement. En plus de garder sa place privilégiée de client (2ème) et de fournisseur (3ème) de la Guinée, ce que vise avant tout la France, ce sont, comme l'écrit le rapporteur, « les ressources naturelles exceptionnelles » de la Guinée, notamment « dans le secteur minier », avec l'exploitation d'importants gisements de bauxite.

En somme, l'impérialisme français et la « Françafrique décomplexée » de Nicolas Sarkozy, qui redouble d'énergie pour défendre le « pré carré » français en Afrique ou les positions économiques acquises (Gabon, Congo, Tchad...) ainsi que celles à conquérir (Libye, RD Congo, Agola, Afrique du Sud...), ont placé la Guinée parmi les territoires de prospection pour les entreprises françaises.

Par conséquent, l’impérialisme français a une grande part de responsabilité dans la situation en Guinée, et plus récemment dans la sanglante répression des opposants au régime militaire.

Nos revendications :

  • Départ de la junte !

  • Dissolution du CNDD !

  • Organisation d’élection démocratique !

  • Etats impérialistes hors de Guinée, hors d’Afrique !"

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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /Déc /2009 17:14
Communiqué de Presse RUSF69

Le jeudi 15 octobre, une partie des migrant-e-s enfermé-e-s au centre de rétention
administrative (CRA) de Lyon Saint Exupéry avait entamé une lutte collective afin de
dénoncer leur situation. Une lettre de revendications (voir au dos) signée par 68 retenus a été
envoyée au directeur du CRA et un certain nombre d'entre eux ont décidé d'entamer une grève
de la faim. Le dimanche 18 octobre, une cinquantaine de personnes se sont rendues
spontanément au centre de rétention de Saint Exupéry pour exprimer leur solidarité avec les
migrant-e-s enfermé-e-s et leur lutte. Aux cris de solidarité des manifestants ont répondu les
cris de liberté des détenus.

C’est au moment de quitter le CRA et de rejoindre les voitures que s’est mis en place un
dispositif policier et judiciaire démesuré. A leur arrivé, les agents de la police aux frontières
(PAF) on en effet noté chaque plaque d’immatriculation et contrôlé chaque conducteurs. Dans
les jours qui ont suivis le rassemblement, les policiers sont passés chez chaque propriétaire de
véhicule et une convocation judiciaire pour être entendu par la PAF de St Exupéry a été
envoyée à tous les propriétaires de véhicule. Au moins une dizaine de personnes ont ainsi été
entendues dans le cadre d’une enquête pour dégradation (bris d’interphone, graffiti au sol).
Loin d’une simple enquête sur des dégradations, au cours des interrogatoires, les personnes se
sont vues interroger sur leurs opinions politiques et sur les réseaux militants auxquelles elles
appartiennent.

Au vu des éléments de dégradation dont ont pu avoir connaissance les personnes convoquées,
le RUSF69 dénonce la démesure entre les dégradations et l'ampleur de l'enquête (une dizaine
de convocations...). Le RUSF69 estime que cette procédure policière et judiciaire a été mise
en place dans l’objectif de casser les solidarités qui se sont spontanément exprimées ce jour
la, de prévenir les rassemblement à venir, de dissuader les militants de s’exprimer par des
action collectives et de renseigner des fiches policières sur des militants.

Enfin, le RUSF exige, le cas échéant, le retrait du fichier STIC (Système de traitement des
infractions constatées) de toutes les personnes qui s’y retrouverait inscrite suite aux
convocations judiciaires dont ils ont fait l’objet.

Réseau Université Sans Frontière de Lyon (RUSF69)
Contacts : 06 34 49 73 84 / rusf69@no-log.org
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Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /Déc /2009 17:59
Communiqué du Collectif « Non à EDVIGE »
Paris, le 26 novembre 2009

La Commission des lois de l’Assemblée nationale avait adopté en mars 2009 à l’unanimité, majorité et opposition réunies, une proposition de loi sur les fichiers de police prévoyant le passage obligé par la loi pour toute création de fichiers de police. Le collectif « NON A EDVIGE », même s’il émettait des réserves, considérait que cette proposition était une avancée intéressante en matière de fonctionnement démocratique.
Entre temps, contrairement à ce qu’il avait annoncé au plus fort de la mobilisation citoyenne, le gouvernement a choisi d’éviter le débat parlementaire en créant le 18 octobre 2009 par décret deux fichiers en remplacement du défunt décret « EDVIGE 1.0 », retiré par le gouvernement en novembre 2008 suite à la mobilisation citoyenne. Mise au vote à l’Assemblée le 24 novembre dernier, cette proposition de loi a été repoussée par les députés UMP.
Le matin même et en totale contradiction avec leur vote précédent en Commission des lois, les députés UMP, y compris Jacques-Alain BENISTI pourtant co-signataire de la proposition de loi sur les fichiers de police, ont voté en Commission des amendements à une proposition de loi sur la simplification du droit. Ces amendements autorisent la création de fichiers par simple arrêté gouvernemental, confirmant la volonté de la majorité présidentielle d'enterrer définitivement la promesse de faire passer par la loi la création de tout nouveau fichier de police.
Le Collectif « Non à EDVIGE » dénonce et condamne avec force ces procédés contraires à un processus démocratique normal.

Contact Presse du Collectif : contact@nonaedvige.sgdg.org - http://www.nonaedvige.sgdg.org/
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /Nov /2009 16:57

 

Aide-toi, le marché t'aidera (ou pas)

 

Dans notre société tout est pensé en terme de profits, d'échanges économiques et de rentabilité, y compris l'éducation. Que dire d'une société qui en vient à payer les élèves d'un lycée professionnel pour qu'ils assistent aux cours ? Que dire d'une société qui, dans le même temps, attend de la formation des étudiants un retour sur investissement rapide, sous forme d'adéquation des diplômes aux besoins du bassin d'emploi ? Que dire d'une société qui veut que toutes les institutions, y compris l'université, soient gouvernées comme le sont les entreprises ?

Ce que l'on peut dire est en fait assez simple, c'est une société qui ne veut plus être une société mais un marché géant où évoluent des agents économiques rationnels, dont le seul but est la poursuite de leur intérêt personnel.

 

Dans cette société, notre formation à l'Université, n'a plus pour but que de nous préparer à cette longue vie de marché, de renforcer notre adhésion à un système qui contrairement à ce que l'on dit, n'a rien de naturel pour l'Homme. Dans une société de marchands, l'Université n'a plus alors que pour fonction de devenir le lieu de la formation (sommaire) des marchands de demain.

 

L'université a été longtemps épargnée par cette marchandisation du monde, en tout cas en France. Mais ce n'était que partie remise. Les gouvernants français, de droite comme de gauche, lorgnaient sur le système américain, dont les universités sont réputées les meilleures du monde. En 1999, à Bologne, lors d'une réunion entre les ministres de l'éducation de tous les pays européens (et d'autres pays occidentaux), des objectifs et des mesures furent définis pour coordonner la grande mise en concurrence du monde de l'enseignement supérieur. L'Union Européenne a repris à son compte une grande partie de ces objectifs dans sa « stratégie de Lisbonne ».

 

Libérez nous des libéraux !

 

Ces principes élaborés au niveau européen, ont eu des implications législatives en France.

La loi en elle-même a deux axes principaux :

  • Le Président de l'université, tel un PDG est le seul maître à bord :ses pouvoirs en matière de recrutement ont été étendus, il peut notamment très facilement recourir à des contrats précaires. En vrai manager, le président doit pouvoir constituer une équipe selon ses besoins, au CA il nomme des personnalités extérieures, et bien la loi prévoit explicitement que ces personnalités comprennent « au moins un chef d'entreprise ou cadre dirigeant d'entreprise ».

  • Le second axe concerne les liens avec les entreprises. La loi prévoit que les universités pourront être financées par le biais de fondations qu'elles créeront et qui récolteront des fonds auprès des entreprises. la contrepartie exigée par une entreprise en échange de son financement : des gens formés selon ses besoins, qui n'ont pas forcément l'esprit critique développé...

Mais la loi a également été suivie de trois décrets, qui sont ses corollaires :

 

  • Celui sur le statut des enseignants chercheurs, a été le déclencheur de la reprise du mouvement l'année dernière. Il prévoyait, en substance, que les enseignants-chercheurs les moins bons (ceux qui seraient les moins publiés et cités dans quelques revues prestigieuses dont la liste est déterminée par le décret), devraient assurer des heures de cours plus nombreuses.

  • Le décret sur le contrat doctoral unique, qui permet à l'université de payer la moitié d'un salaire à un doctorant, pour qu'il travaille à moitié prix pour une entreprise sans rapport aucun avec son domaine de recherche. Là encore, on transforme le monde universitaire en machine à fournir de la main d'oeuvre à prix défiant toute concurence.

  • Le décret sur la formation des enseignants du secondaire, enfin, a réduit la période de stage en école des futurs enseignants, passée d'un an à trois mois. La création des masters « enseignement » concurrencera les masters « recherche », lesquels seront progressivement supprimés car non rentables.

 

 

L'université que nous voulons

  • Nous sommes en faveur de la gratuité et de la liberté d'accès à l'université. L'argent ne doit pas être un frein à la transmission du savoir. Tous et toutes doivent pouvoir s'inscrire, assister aux cours, et obtenir des diplômes sans condition ou distinction sociale, ethnique, sexiste et générationelle.

  • Nous affirmons la primauté de la mission éducative de l'université. Elle est avant tout un lieu de transmission du savoir et ceci est sa principale préoccupation. Elle est un lieu de recherche, d'apprentissage et de dialogue. Dans ce cadre, la professionnalisation des étudiants doit rester absolument secondaires.

  • Nous sommes favorable à une autogestion administrative des universités. Celles-ci doivent donc pouvoir s'administrer elles-mêmes, collégialement, sans intervention extérieur, en particulier du monde professionnel.

SUD étudiant-e-s Lyon

sudlyon@no-log.org

http://sud-etudiant.lyon.over-blog.com

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Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /Nov /2009 13:46
Le Collectif Unitaire pour le Logement tiendra des réunions publiques dans les cités universitaires lyonnaises pour informer les résidents des réformes qui les attendent dans le cadre de l'application du rapport Lambert et se mettre à l'écoute de leurs problèmes, leurs attentes et leurs revendications.

Dans ce cadre, SUD-Etudiant Lyon participera à trois réunions :
- à Monod et Puvis de Chavanne (Villeurbanne), le mardi 3 novembre à 19h, avec les JCML
- à Delessert (Lyon 7ème), le jeudi 5 novembre à 19h, avec le/la/les MAAL
- à Allix (Lyon 5ème), le mercredi 11 novembre à 19h, avec la FSE

D'autres réunions sont organisées :
- à Madeleine (Lyon 7ème), le mercredi 4 novembre, par la FSE et l'UEC
- à Cavalier (Lyon 3ème), le jeudi 5 novembre à 19h, par la FSE
- à Jussieu (Villeurbanne), le lundi 9 novembre, par la FSE et l'UPC
- à Mermoz (Lyon 8ème), le mercredi 11 novembre, par l'UEC et les JCML


A la suite de ces réunions directement dans les cités U, un bilan sera fait et une réunion publique aura lieu sur l'un des campus lyonnais, afin que chacune et chacun puisse participer à l'élaboration de la campagne et des actions que nous préparerons pour obtenir satisfaction des revendications que nous aurons ensemble déterminées.
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