Grèves et manifestations

Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 21:20

Etudiant-e-s de Lyon1, mobilisons-nous pour lutter contre la précarité étudiante et contre le non-versement des bourses en temps et en heure !

 

Mercredi 14 décembre à 12h, SUD-Etudiant Lyon vous invite à une Assemblée Générale dans l’Amphi 5 du Déambulatoire, pour discuter des perspectives et s’organiser ensemble !

 

Jeudi 15 décembre, rejoignons les autres étudiant-e-s lyonnais-e-s :
- dans la manifestation unitaire de l’éducation : rendez-vous 13h30, cafétéria de Lyon2 Quais ;
- puis au rassemblement devant le CROUS, à 16h au 59, rue de la Madeleine !

Par SUD-Etudiant Lyon - Publié dans : Grèves et manifestations
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Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 19:02

LA FAC SE FERME AUX ENFANTS D’OUVRIERS...

Depuis quel­ques semai­nes, des inquié­tu­des quant au ver­se­ment retardé des bour­ses du mois de novem­bre ont surgi dans le pay­sage média­ti­que. Soudain, on fei­gnait la nou­veauté, le « phé­no­mène d’aujourd’hui ». Nouvelle, vrai­ment, la pré­ca­rité ? Nouvelles, les fins de mois dif­fi­ci­les ?

Qui connaît la fameuse « pré­ca­rité étudiante » sait com­bien les retards de paie­ment sont cou­rants, com­bien une bourse s’avère sou­vent inca­pa­ble de cou­vrir un « coût de la vie » tou­jours plus élevé (+4% entre 2010 et 2011). Malgré les men­son­ges de Wauquiez, minis­tre de l’ensei­gne­ment supé­rieur, le cons­tat est sans appel : les retards de bourse tou­chent l’ensem­ble des étudiant-e-s bour­siers sur le ter­ri­toire avec, bien sou­vent, des consé­quen­ces graves : décou­verts, retards de loyer, impos­si­bi­lité de faire les cour­ses...Plus inquié­tant encore, le gou­ver­ne­ment a « oublié » de déblo­quer les fonds néces­sai­res au ver­se­ment du dixième mois de bourse ! Wauquiez a ainsi beau jeu de pro­cla­mer « l’auto­no­mie » des CROUS en matière de ver­se­ments, quand il orches­tre une pénu­rie géné­ra­li­sée de moyens à l’uni­ver­sité, quand le gou­ver­ne­ment dimi­nue le budget de 21 des 28 CROUS dans son projet de loi de finance pour 2012. Nous ne pou­vons accep­ter que les bour­ses du mois de décem­bre ne soient pas bud­gé­ti­sées, après les retards de ver­se­ment du mois de novem­bre. Nous ne pou­vons accep­ter que les étudiants issus des clas­ses popu­lai­res conti­nuent à payer les consé­quen­ces d’une ges­tion hasar­deuse et iné­qui­ta­ble. Nous devons récla­mer non seu­le­ment le ver­se­ment régu­lier et com­plet des bour­ses déjà dues, mais également l’élargissement des cri­tè­res d’attri­bu­tion et l’aug­men­ta­tion des sommes ver­sées !

... LA FAC S’OUVRE AUX INTERETS PRIVES

Depuis plu­sieurs années main­te­nant, une ava­lan­che de réfor­mes s’abat sur l’uni­ver­sité. LMDE, LRU, RCE, Plan Licence, IDEX... autant de textes rele­vant d’une seule logi­que dénon­cée par plu­sieurs mou­ve­ments étudiants forts et mas­sifs. Il a été dit à de nom­breu­ses repri­ses que ces textes met­taient en place, der­rière un jargon entre­pre­neu­rial indi­geste, une pri­va­ti­sa­tion pro­gres­sive des uni­ver­si­tés. Les graves consé­quen­ces de ces réfor­mes se font déjà sentir. On a ainsi appris, en début d’année uni­ver­si­taire, que 8 uni­ver­si­tés fran­çai­ses (sur 83) étaient en situa­tion de défi­cit, et « béné­fi­ciaient d’un accom­pa­gne­ment par un comité des pairs » qui s’appa­rente en fait à une mise sous tutelle de ces uni­ver­si­tés. Une véri­ta­ble ges­tion des caren­ces est par ailleurs déjà en place dans les uni­ver­si­tés lyon­nai­ses : mul­ti­pli­ca­tion des frais annexes, locaux par­fois ina­dap­tés ou vétus­tes, pré­ca­ri­sa­tion accrue des per­son­nels… Sans parler du délire mana­gé­rial géné­ra­lisé au sein des facs, qui met en péril la qua­lité des ensei­gne­ments, et pré­tend dres­ser une hié­rar­chie entre des filiè­res « ban­ka­bles », capa­bles de fabri­quer de la chair à patron, et des filiè­res « para­si­tes ». Mais le cas de l’uni­ver­sité n’est pas isolé : ce sont aujourd’hui l’ensem­ble des ser­vi­ces publics qui subis­sent des refon­tes libé­ra­les et des coupes som­bres dans les bud­gets, refon­tes et coupes qui pro­vo­quent, pour la popu­la­tion, une dégra­da­tion conti­nuelle de condi­tions de vie déjà dif­fi­ci­les.

UNE SEULE LOGIQUE : NOUS FAIRE PAYER LA CRISE !

La dégra­da­tion conti­nuelle de nos condi­tions de vie et d’étude répond d’une logi­que géné­rale que nous devons garder à l’esprit, et qui nous oblige à agir dans le sens d’une lutte mas­sive, bien au-delà du seul cadre uni­ver­si­taire, car les bour­siers d’aujourd’hui sont aussi bien sou­vent les SMICards, les allo­ca­tai­res du RSA de demain, dans une uni­ver­sité de la repro­duc­tion sociale renou­ve­lée. Les termes volon­tai­re­ment flous « d’aus­té­rité », de « crise », de « réces­sion » ou de « crise de la dette » sont la réa­lité des clas­ses popu­lai­res : nous subis­sons l’aus­té­rité, nous payons leur crise, nous sommes en réces­sion, et nos comp­tes en banque ne seront pas ren­floués par le gou­ver­ne­ment. Le gou­ver­ne­ment, le patro­nat veu­lent que nous pen­sions dans les termes qu’ils ont choisi, ces termes sont ceux de l’urgence dictée par la crise, de la néces­sité de « faire des efforts » pour ceux qui vivent impu­né­ment de ces efforts depuis trop d’années. Il est temps de dicter col­lec­ti­ve­ment nos termes.

POUR LE PAIEMENT IMMEDIAT ET A DATE FIXE DES BOURSES, ET L’AUGMENTATION DE CELLES-CI EN NOMBRE ET EN VALEUR

CONTRE LE NON-VERSEMENT DES BOURSES DU MOIS DE DECEMBRE ET L’ABSENCE DE BUDGETISATION DU DIXIEME MOIS

CONTRE LES LOGIQUES DE PRIVATISATION DE NOS FACS

CONTRE LES POLITIQUES DE CRISE ET LA PRECARISATION GENERALISEE, QUI FRAPPE NOTAMMENT LES ETUDIANTS

Nous, étudiant-e-s mobi­lisé-e-s des uni­ver­si­tés de Lyon, appe­lons l’ensem­ble des étudiant-e-s à nous rejoin­dre le JEUDI 15 DECEMBRE :

à 13h30 devant la cafe­te­ria du site Lyon 2 Quais, afin de rejoin­dre la mani­fes­ta­tion uni­taire de l’éducation qui par­tira à 14h de la Bourse du Travail .

à 16h devant le CROUS de la Madeleine pour exiger le paie­ment des bour­ses.

Par SUD-Etudiant Lyon - Publié dans : Grèves et manifestations
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Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 10:03
Vendredi 12 mars, à 10h aux Terreaux,
venez dire NON au processus de Bologne et à la stratégie de Lisbonne !


--- Appel national à la mobilisation ---

Grève européenne - Appel à mobilisation

Aujourd’hui, des mobilisations s’amplifient dans toute l’Europe face à la
marchandisation du savoir. Un sommet alternatif sera organisé à Bruxelles
à l’occasion du conseil européen des 25 et 26 mars qui fera le bilan de la
stratégie de Lisbonne, et alors que les Etats vont célébrer à Vienne, les
11 et 12 mars, les dix ans du processus de Bologne, des réseaux
étudiants et universitaires dans différents pays européens agissent,
préparent un contre-sommet militant, et appellent ensemble à une grève
européenne.

Ces mouvements sociaux percent l’épaisse couche de consensus qui prévaut
dans les institutions : sous prétexte d' « harmoniser » les systèmes
d’enseignement supérieur, le processus de Bologne prépare leur mise en
concurrence et privatisation rampante. Il s’inscrit dans la stratégie de
Lisbonne, dite pour « l’économie de la connaissance la plus compétitive et
la plus dynamique du monde », et qui a guidé les politiques européennes
depuis dix ans. Celle-ci prévoit entre autres choses l’édification d’un
marché européen de l’enseignement supérieur et de la recherche. C’est dans
ce cadre que s’inscrivent les récentes réformes mise en œuvre au niveau
national dans les différents pays européens.

Au nom de la « compétitivité », ces réformes obligent les Universités à
recourir à des financements privés et à augmenter les droits de scolarité.
Elles creusent les inégalités en contraignant de plus en plus d’étudiants
à un endettement massif qui décourage les plus démuniEs de la poursuite
des études. Le service public est sacrifié à la rentabilité : sur le «
marché du savoir », les étudiantEs sont sélectionnéEs en fonction de leurs
ressources. Avec la mise en place de méthodes de gestion managériales, la
précarisation des personnels, l’accroissement du pouvoir des entreprises,
le savoir tend à être mis entièrement au service des intérêts économiques,
au détriment de ses fonctions sociétales, et les filières jugées « peu
rentables » sont le plus souvent promises à la disparition ...

L'éducation est l’une des plaques tournantes du système, sa transformation
traduit et détermine des rapports de forces nouveaux dans la société, qui
pèsent sur les droits sociaux des (futurs) travailleurs/chômeurs.
C’est en effet tout un modèle social que la stratégie de Lisbonne
entreprend plus largement de déconstruire, en poursuivant un objectif
général de déréglementation et dérégulation.

Ce n’est pas seulement le monde de la connaissance qui est attaqué mais
aussi celui du travail, flexibilisé et précarisé, les grands services
publics, tels que l’énergie ou les transports, qui sont soumis à la
concurrence, désorganisés et privatisés, les systèmes de solidarités et de
redistribution grignotés par le dumping social et fiscal, l'environnement
ravagé par les logiques productivistes d'une pseudo « croissance
économique durable » ...

Par la nécessaire « adaptation à la mondialisation », on justifie ainsi
toutes les régressions sociales et catastrophes écologiques, alors même
que c’est la Commission européenne de concert avec les gouvernements qui a
développé le libre-échange comme moyen de faire peser une contrainte sur
les choix publics. L’objectif de ces politiques est d’augmenter toujours
plus les profits et revenus des classes dominantes, et d’asseoir leur
pouvoir à la fois économiquement et culturellement. Quand la Commission
européenne ambitionne de « diffuser dès les petites classes l’esprit
d’entreprise », ce n’est pas seulement le savoir, mais aussi la pensée et
la société entière au service d’une minorité détenant le pouvoir
économique.

Les résistances et mobilisations doivent converger, ici et en Europe,
contre toutes ces attaques, contre la précarité, le chômage, la casse des
solidarités et des services publics, le pillage de l’environnement, la
marchandisation du savoir ... Nous devons mettre en réseau et solidariser
les luttes en Europe, initier un nouveau processus militant, amorcer les
premiers contours d'un contre-système éducatif qui irait de pair avec une
nouvelle définition des priorité économiques et sociales. Aussi
appelons-nous à participer au contre-sommet de Vienne et nous
inscrivons-nous pleinement dans l’appel aujourd’hui lancé à la grève
européenne.

Solidaires des actions menées dans ce cadre dans toute l’Europe, nous
appelons à faire grève sur nos universités lors de la journée d'action du
12 mars pour faire de celle-ci un temps fort de la mobilisation
européenne. Nous appelons aussi à deux semaines d’actions locales du 11 au
26 mars, faisant la jonction entre le contre-sommet de Vienne et le Sommet
alternatif
de Bruxelles, entre les luttes contre la marchandisation du savoir et les
enjeux plus larges de la stratégie de Lisbonne qui au nom de la
compétitivité détruit les droits sociaux. Il faut nous réapproprier
l’espace public, par le débat et l’action militante, dans les amphis et
les cafés, dans la rue et le métro, pour montrer et faire entendre qu’une
autre Europe existe, une Europe résistante et en mouvement.


Signataires : Attac Campus, Fédération Sud Etudiant, Fac Verte, Jeunes
Alternatifs, Jeunes de l’Union démocratique bretonne, Jeunes Verts, Jeunes
Laïcs et Solidaires, NPA Jeunes, SUD Lycéen Manche, Front de lutte pour
l’éducation. Avec les soutiens de : ATTAC France, Alternatifs, Marches
Européennes, AC ! (Agir ensemble contre le chômage), Stop Précarité

Réseau Europe - http://reseau-europe.eu/ - reseau.europe@gmail.com
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